Oui bon, donc je suis de retour de Scandinavie, et malgré mon absence de réactivité de la semaine dernière je ne suis pas mort dans l’attentat d’Oslo ni dans le massacre d’Utøya (j’étais dans les îles Lofoten à ce moment là, en train de décider de la mort d’un des mes personnages centraux dans 100). Cela dit il m’a fallu plus d’une semaine pour me remettre de ces “vacances” pour le moins productives (j’ai écrit la fin de 100, ce qui ne veut pas dire que j’ai écrit tout ce qu’il y avait entre la fin du tome 1 et la conclusion des 4 tomes.), j’ai une nouvelle idée de projet littéraire (à en faire faire des cauchemars à Christine Boutin), et ma vie est en train de changer (comme d’habitude).
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Sauvez Willy! Heu non, Bouffez Willy!
Le Docteur des Dents
Je sors de ma somnolence allongé en position fœtale devant un épisode de Mon Oncle Charlie en allemand. Mon téléphone me rappelle que dans quinze minutes j’ai rendez-vous pour me faire torturer. Mon cerveau redémarre lentement. Très lentement. Tellement lentement que j’enfile des chaussures bateaux avec des chaussettes, pire, des chaussettes de sport blanche. Tant pis, GQ me brûlera sans doute très vite, mais je n’ai pas le temps. On ne fait pas attendre son bourreau. Je déboule dans la salle de bain pour me brosser les dents, la deuxième fois aujourd’hui. Ça n’arrive quasiment jamais. Mais voilà, comme on se fait beau pour un rende-vous chez une esthéticienne et on fait le ménage en catastrophe avant que la femme de ménage n’arrive (analogie honteusement volée à Ioudgine, mais ne luis dites pas, merci), on se lave les dents avant d’aller chez le dentiste. Genre à 18h00 après une journée de boulot, tes dents sont propres et ton haleine sent la menthe.
Chat perché
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs (les enfants, comme d’hab c’est l’heure d’aller au lit): Bonsoir!
Ce midi alors que j’étais au téléphone avec Raya mon cerveau (du moins ce qu’il en reste) a commencé à faire des connexions bizarres. (Note à moi-même : il me semble que mon cerveau fait toujours ce genre de court-circuit dément dans ces moments-là). Tout est parti du fait que je recommence à avoir des allergies: le printemps ça va bien cinq minutes mais avec toute l’activité sexuelle des arbres et des plantes qui ne se gênent même pas pour faire ça devant tout le monde, et bien mon nez ne le supporte pas. Oui messieurs dames, réfléchissez vraiment à ce qu’est la pollinisation, tout le pollen qui se retrouve dans vos narines, vos cheveux, c’est quoi ? Oui oui (est si fier de sa belle voiture jaune et rouge, Oui-Oui, montez avec lui il vous emmènera au pays des jouets, ses amis vont vous amuser les grands… euh pardon, désolé, je me suis laissé emporter). Ah vous ne voyez plus les arbres comme des êtres pacifiques et placides qui sont juste là sur le chemin de votre jogging, non les arbres sont des obsédés comme tout le monde (sauf qu’eux ça dure juste trois mois).
Je ne suis pas Joseph Gordon-Levitt
Aussi incroyable que cela puisse paraître, plusieurs de mes collègues m’ont demandé si la personne sur mon fond d’écran c’était moi-même, James Emmanuel Dante, presque centre du monde. La réponse est malheureusement non. Enfin, malheureusement… c’est vite dit (en articulant quand même s’il vous plaît). Ça fait quand même plusieurs personnes (je ne donnerai pas de détails numériques, histoire qu’on ait l’impression que ça fasse beaucoup) qui me confondent avec Joseph Gordon-Levitt. Je tenais donc à mettre les choses au point publiquement: je ne suis pas Joseph Gordon-Levitt.
Readme.txt
Lettre à mon arrière petite nièce.
Bonsoir, ou Bonjour, mais personnellement moi je préfère Bonsoir, après chacun fait comme il veut. Si tu es en train de lire ce fichier c’est que je suis mort, et vu que je suis ton arrière grand-oncle ce n’est pas vraiment étonnant vu que nous ne nous sommes jamais connus. En réalité je ne sais même pas si tu existes. Je sais juste que je suis mort d’un choc anaphylactique… Je suis devenu vieux et Alzheimer ou toute autre forme de démence sénile m’aura surement atteint. C’est marrant, quand j’étais plus jeune j’étais convaincu que si ça m’arrivait je me suiciderai dans un de mes moments lucides. A la place pendant un de mes grands délires j’ai du oublier que j’étais hautement allergique aux poneys angora, et comme dans ces absences je suis persuadé que je suis un passionné d’équitation… Peut-être que je n’ai pas eu de moment de lucidité, ou que je n’ai pas eu le courage. Je pensais que je ne supporterai pas de perdre l’esprit, et donc de perdre tout pouvoir de canaliser cette imagination que j’ai toujours eu à ma portée…
