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Archives du Tag: Lonely Planet

Jour 24: Alternative

Publié le

Écrit le 10 juillet 2011

  • Étape du 04 août 2011
  • Oslo (Norvège) – Göteborg ou Halmstad (Suède)
  • 295 ou 430 kilomètres

Nous voilà de retour vers la Suède. On ne sait même pas si on passe à Göteborg ou Halmstad. Je pense que si l’on doit s’arrêter quelque part, je pencherai plus pour Göteborg que pour Halmstad parce qu’il y a plus de choses à y faire. (Comme du macramé par exemple). Et que Poséidon est le symbole de la ville. Ce qui me pose problème. Pas parce que Poséidon est le dieu de la mer, ça je peux le concevoir. Mais plutôt parce que Poséidon est le dieu GREC de la mer. Alors certes, Olav II et les autres rois chrétiens ont fait en sorte que les vieux dieux nordiques aillent se faire voir chez les grecs, la question est maintenant : est-ce qu’il y a eu un programme d’échange divin. Genre Thor s’occupe de l’orage en Grèce pendant que Zeus se tape quelques coups de foudre en Scandinavie ? Ça pourrait être sympa pour renforcer les liens entre les deux communautés divines.

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Jour 21: La croisière s’amuse

Publié le

Écrit le 9 juillet 2011

  • Étape du 1er août 2011
  • Bergen (Norvège)
  • 0 kilomètres

Love, exciting and new. Come Aboard. We’re expecting you.

Bon alors, hier j’apprenais qu’à Bergen il y avait trois plaies : la pluie, les pickpockets autour du marché au poisson, et la pire de toutes : Les touristes qui débarquent de leurs bateaux de croisière telle une nuée de sauterelles affamées sur un champ de blé. C’est apparemment un problème très sérieux si l’on en croit le témoignage d’un habitant dans mon Lonely Planet. Un témoignage poignant d’un homme au bord du désespoir. Appelez Envoyé Spécial, Zone Interdite, Jean-Pierre Pernaut ou mieux Christophe Hondelatte : il pourra s’infiltrer sur un bateau de croisière pour y chanter « Dr House c’est pas Mickey Mouse » et ainsi espionner le comportement de ces touristes. Eloignez vos enfants de votre écran pour les prochaines lignes, ce témoignage est choquant et fait preuve d’une violence rare :

Les passagers des croisières viennent du monde entier faire quelques photos et acheter un troll en plastique, puis repartent sur leurs énormes paquebots.

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Jour 16: Un caca nerveux dans un tourbillon de fond de baignoire

Écrit le 6 juillet 2011

  • Étape du 27 juillet 2011
  • Bodø (Norvège) – Stokkvågen (Norvège)
  • 247 kilomètres

Si si, vous le savez déjà, l’important ce n’est pas la destination, c’est le voyage en lui même. Je sais que je n’ai pas besoin de vous le rappeler, vous avez déjà du le lire dans des contes/essais plus ou moins philosophiques avec grosses métaphores bien lourdingues sur le bonheur et ou la vie. Mais il se trouve que c’est quelque chose qui s’applique particulièrement à cette étape. Pourquouaille ? Parce que Stokkvågen est à peine mentionné dans mon Lonely Planet, et que Wikipédia ne servira à rien mis à part à me confirmer qu’il y a bien une ville de ce nom en Norvège (ce qui est rassurant). Sauf que voilà, on va passer notre journée à longer lentement la côte déchiquetée, entre fjords, glaciers et la mer de Norvège.

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Jour 15: Les Pygargues se cachent pour mourir

Écrit le 6 juillet 2011

  • Étape du 26 juillet 2011
  • Narvik (Norvège) – Bodø (Norvège)
  • 310 kilomètres

Nous quittons aujourd’hui Narvik, et je ne vais pas m’étendre là dessus, je ne suis pas du linge propre (sale non plus, mais on étend rarement du linge sale) et Narvik n’est pas un tancarville (je suis très fier d’avoir réussi à placer ce mot que je n’utilise jamais, et qui m’a toujours fait rire). Du coup on s’empresse d’aller à Bodø. Je vais évacuer tout de suite que je connais quelqu’un qui s’appelle Bodo. Voilà c’est fait.

Bon alors mon Lonely Planet me dit que Bodø est la capitale de la Pygargue à queue blanche. Moi du coup ça m’a fait sourire. Je me suis dit, punaise, je serai vachement fier de raconter que j’ai visité la capitale de la pygargue à queue blanche. Un truc de dingue. Oui, tu l’as compris, je suis un peu (oui seulement un peu) moqueur. C’est parce que j’étais un ignare. D’ailleurs les pygargues à queue blanches étaient vachement plus fun avant que je ne sache ce qu’en fait c’était des aigles. Du coup ça en jette comparé au moineau ridicule que je m’imaginais. A cause de mon ignorance, on va donc faire un point trente-millions d’amis.

Chanter le générique de trente-millions d’amis, embaucher au besoin quelqu’un pour jouer le rôle du berger allemand

Oui lecteur, lectrice, je te mets à contribution, alors tu as intérêt à siffler ce générique et à gambader dans les champs comme si tu étais dans une pub Royal Canin (dont tu peux aussi siffloter la musique si ça t’amuse pendant la coupure publicitaire).

On remercie une fois de plus Wikipédia pour sa contribution :

Le Pygargue à queue blanche appelé également grand aigle de mer ou aigle barbu (Haliaeetus albicilla est une espèce de rapace de grande envergure de la famille des accipitridés.

J’aime beaucoup l’idée d’aigle barbu. Sache que l’aigle qui est le symbole des Etats-Unis et qui est imprimé sur des T-Shirts de mauvais goût (mais pas d’aussi mauvais goût que tout ce qui a pu être « designé » par Christian Audigier) c’est la pygargue à tête blanche. Pour aller un peu plus loin, j’ai été voir la définition de la Pygargue (tout court), parce que je suis peut-être un inculte, mais je suis curieux.

Pygargue est un terme ambigu en français. Le pygargue (ou pyrargue) est un rapace diurne de la famille des Accipitridae qui se nourrit de poissons. Plusieurs espèces classées dans deux genres portent ce nom vernaculaire. Le Pygargue à tête blanche est l’emblème des États-Unis.

Le terme « pygargue » est issu du latin pygargus désignant les mêmes oiseaux. Ce terme du grec ancien πυγάργος qui signifie littéralement « qui a les fesses blanches ». Le terme est attesté en français dès 1482 sous la forme Pigart 1

Voilà, maintenant on sait à peu près ce que c’est (même si ça reste ambigu on sait au moins que ça a le cul blanc). Sait-on jamais, ça pourrait même servir à plomber définitivement un repas de famille déjà bien morose, vous assurant le passage de tout un troupeau d’anges :

« Alors, et vous, que pensez-vous de l’impact du réchauffement climatique sur la population des pygargues ?»

Jour 12: Lofoten

Écrit le 5 juillet 2011

  • Étape du 23 juillet 2011
  • Evenes (Norvège) – Tind (Norvège)
  • 295 kilomètres

Sur ma feuille de route Raya a annoté (La Dead end étape). On arrive au point de non-retour. On va sur les îles Lofoten. Le bout du monde. On arrivera au bout de la route. A la fin. Rien ne continue après ça, et pourtant tout commence. La ville du bout de la route s’appelle Å . Tout simplement. Et si la fin de la route ce n’est finalement pas le début ? Hein ? Oui je sais c’est cheap. Mais pourtant ça pousse quand même à ce genre de réflexion. Non ? Bon d’accord. Faut dire qu’après trois étapes de Viking perpignanais je ne sais pas bien quoi vous raconter. La route est escarpé et le paysage est absolument indescriptible (ce qui est bien pratique quand on écrit du passé).

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