Oui bon, donc je suis de retour de Scandinavie, et malgré mon absence de réactivité de la semaine dernière je ne suis pas mort dans l’attentat d’Oslo ni dans le massacre d’Utøya (j’étais dans les îles Lofoten à ce moment là, en train de décider de la mort d’un des mes personnages centraux dans 100). Cela dit il m’a fallu plus d’une semaine pour me remettre de ces “vacances” pour le moins productives (j’ai écrit la fin de 100, ce qui ne veut pas dire que j’ai écrit tout ce qu’il y avait entre la fin du tome 1 et la conclusion des 4 tomes.), j’ai une nouvelle idée de projet littéraire (à en faire faire des cauchemars à Christine Boutin), et ma vie est en train de changer (comme d’habitude).
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Sauvez Willy! Heu non, Bouffez Willy!
Bertha est morte
Il est mort, il est mort le soleil…
Sortez-vos lunettes noires et pleurez avec moi sur ce tube de Nicoletta, qui date de l’Ancien Temps, certes, mais qui est de circonstance. Sachez que nous sommes plus à dater de l’Ancien Temps que ce que l’on imagine, l’Ancien Temps se terminant, selon ma petit soeur, le jour de sa naissance, lui donnant l’illusion de la jeunesse éternelle, je fais donc moi aussi parti de l’Ancien Temps, et comme le vintage en ce moment c’est cool, comme je fais partie de l’Ancien Temps je suis vintage, et comme je suis vintage, je suis cool (ça se tient, non?). Bertha nous a quitté. C’est triste. Après quatre ans de bons et loyaux services, Bertha est partie pour un autre monde où je l’espère heureuse et surtout en paix. Bertha c’est un peu mon Emma Peel (oui je me compare à John Steed, et alors, je vous dis que moi aussi je fais partie de l’ancien temps, autant en faire partie avec classe), j’ai eu un autre ordinateur avant elle, j’en aurais d’autre après… Mais sérieusement de combien de partenaires de John Steed vous vous rappelez-vous? Ben oui, une, Emma Peel. Bertha c’était donc elle, un ordinateur portable unique (pour ceux qui sont nouveaux, oui je donne des petits noms affectueux à certains de mes objets, inutile d’appeler les services psychiatriques ils sont déjà au courant et me laissent en liberté quand même).
L’accident
L’infirmière poussa la porte de la chambre. Les bruits de respiration artificielle, les bips de l’électrocardiogramme donnaient à cette chambre une ambiance lugubre. Elle éteignit la lumière et se dirigea vers la fenêtre pour l’ouvrir, faire entrer un peu d’air frais et de soleil. Le patient qui avait été admis dans cette chambre y avait été admis dix jours auparavant, de nuit, après un accident de voiture.
Le Champ des Morts
Les cloches résonnent. Graves. Le vent fait danser les feuilles mortes avec la poussière. Les troncs demeurent, les branches nues frémissent dans le vent. La tristesse m’habille de dalles grises, gravées de noms, prénoms, dates de naissances et funestes, parfois des mots touchants, simples ou grandiloquents. Vous m’emplissez de vos morts. Peut-être qu’un jour je déborderai. Le moment n’est pas encore venu.
Ab Aeternam
Avec son caddie, un homme bien portant observait la mante se faire vider de la parfumerie. Ces bonnes femmes étaient bien toutes les mêmes, allant jusqu’à se ridiculiser pour montrer au monde à quel point elles pouvaient être monstrueuses.